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Les chaleurs :


Les chaleurs normales
Lorsque les chaleurs s’expriment normalement, tout est simple : la vulve de l’animal augmente de taille, prenant parfois un aspect démesuré. Dans le même temps, des gouttes de sang apparaissent à la commissure vulvaire et la chienne laisse ça et là de petites traces rouges, risquant de salir tapis et moquette. Elle est souvent plus irritable ; elle dégage une forte odeur et son poil est moins beau qu’à l’ordinaire. Au bout de quelques jours, elle recherche la présence d’un mâle. Puis, au bout de deux à trois semaines, tout rentre dans l’ordre pour, en principe, six mois de tranquillité. On peut schématiquement diviser la période des chaleurs en trois phases dont les appellations scientifiques sont : le pro-oestrus, l’oestrus et le métoestrus. Durant la première (proestrus), la chienne attire les mâles mais refuse théoriquement qu’ils lui rendent hommage. C’est à la fin de cette première phase, au moment où elle commence réellement à rechercher un partenaire que se produit l’ovulation. Celle-ci provoque la libération de plusieurs ovules qui pourront être fécondés par des spermatozoïdes. C’est l’oestrus proprement dit : le bon moment pour réaliser un accouplement. Les mâles sont très excités, la femelle tourne la queue de coté à leur contact et se laisse chevaucher facilement. Au bout de quelques jours, l’intérêt des mâles pour la femelle diminue. La taille de la vulve se réduit. On rentre dans la période du métoestrus qui correspond au temps de la gestation si la chienne a été fécondée. Ce déroulement typique des chaleurs n’est en réalité qu’une base théorique. En effet, de nombreuses variations existent, aussi bien dans la durée que dans l’expression des chaleurs, et ceci même chez une même chienne.

Les chaleurs « silencieuses »
Les chaleurs silencieuses sont des cycles qui ne sont pas repérés par le propriétaire de la chienne, souvent parce que les signes extérieurs en sont discrets (absence de sang, vulve non dilatée…). Mais la plupart du temps, les mâles, eux, sont tout de même intéressés par l’odeur de la femelle qui nous permet de détecter alors ces chaleurs dites atypiques, bien qu’il arrive parfois que même l’odeur alléchante de la femelle fait défaut.
Les chaleurs « disjointes »
Autre cas non conventionnel : les chaleurs « disjointes ». Comment se rend-on compte du phénomène ? La chienne entre en chaleur, présente des pertes et une dilatation vulvaire normale. Puis, après un temps variable (allant parfois au bout de plusieurs semaines), elle termine ses chaleurs sans qu’on ait pu observer une expression très franche du cycle. Ceci peut même se répéter plusieurs fois. En fait, chez de telles femelles, un début de maturation génitale s’est produit, toutefois sans aboutir à une ovulation. Ces « fausses » chaleurs se terminent alors et il faut qu’une nouvelle maturation se produise pour que de nouvelles chaleurs réapparaissent. En pratique, il est facile de repérer a posteriori des chaleurs disjointes : les chiennes sujettes à ce phénomène entrent en chaleur un mois ou deux après avoir déjà présenté des chaleurs, et même parfois après avoir été accouplées… En réalité, les premières chaleurs n’étaient pas complètes puisqu’elles n’ont pas été accompagnées d’une ovulation. Ces chaleurs disjointes, particulièrement fréquentes dans certaines races et chez des chiennes jeunes, ne signent pas pour autant une infertilité.
Les fausses chaleurs
Plus ennuyeuses sont les chaleurs en apparences normales mais qui, cependant ne s’accompagnent pas d’ovulation. Tout semble alors normal : la chienne a une vulve bien dilatée et elle attire les mâles. Dans ce cas, seuls certains dosages hormonaux permettent de se rendre compte d’une absence d’ovulation. Il est évident que si elle est accouplée, la chienne, dans ce cas, ne pourra pas porter de chiots. Ces chaleurs sans ovulation sont sans doute responsables du fait que, même dans des conditions optimales, un certain nombre de chiennes restent « vides » après un accouplement.
Les chaleurs synchronisées
Certains possesseurs de plusieurs chiennes se plaignent souvent du fait que leurs femelles entrent en chaleur toutes en même temps, ou avec seulement quelques jours de décalage. Ce phénomène n’est pas rare, en particulier lorsque aucun mâle n’est présent. Les chiennes en bande ont alors tendance à se rythmer sur la première qui a ses chaleurs… notamment si celle-ci a un statut de dominante sur le reste du groupe. Il semble néanmoins que ces chaleurs synchronisées s’expriment souvent différemment des chaleurs normales. Les chiennes perdent souvent moins de sang, la dilatation vulvaire est moins intense et le début de période est difficile à repérer.
La périodicité des chaleurs
On dit classiquement que les chiennes présentent des chaleurs deux fois par an. Cela est en fait variable. Certaines femelles ont leurs chaleurs tous les quatre ou cinq mois et d’autre seulement une fois par an. Néanmoins, lorsque les chaleurs sont très rapprochées ou lorsque leur rythme est anarchique, ce sont là des indices d’un dérèglement hormonal. Les chaleurs doivent donc se présenter à intervalles réguliers. On pense que chez le chien primitif, les femelles entraient en phase sexuelle au printemps et en automne. Actuellement, les chiennes peuvent être cyclées toute l’année.
La prise de sang
Lorsqu’une chienne ovule au cours de ses chaleurs, une hormone - la progestérone - est libérée dans son sang. Cette hormone est alors sécrétée pendant environ deux mois. Son taux sanguin est élevé alors qu’il est très bas chez une chienne en période de repos sexuel. En conséquence, si vous pensez que votre chienne a eu des chaleurs atypiques ou si vous n’êtes pas certain qu’elle a ovulé au cours de son cycle, vous pouvez demander à votre vétérinaire de faire une prise de sang pour doser la progestérone. Vous saurez ainsi, dans les deux mois suivant l’apparition des chaleurs en question, si celles-ci étaient vraies ou… fausses !

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